Souvenirs d’enfance : Les coiffures de ma mère
Tout a commencé à la maison. Quand j’étais petite, ma mère s’occupait de mes cheveux crépus avec beaucoup de tendresse. Je me rappelle encore ses gestes : elle prenait le temps de les laver, de les soigner et de me faire chaque semaine des tresses traditionnelles. À ce moment-là, mes cheveux faisaient simplement partie de moi, entretenus par les gestes qu’elle avait elle-même appris de sa famille.
L’illusion du défrisage: quand j’ai voulu changer la nature de mes cheveux
Puis, il y eu l’école. Grandir en France, c’était évoluer dans un monde où mon reflet ne trouvait aucun écho. Autour de moi, les références de beauté étaient lisses et raides. Déjà différente par ma couleur et ma culture, j’ai voulu fondre dans la masse. Je rêvais de ces cheveux qui « bougent au vent » comme ceux de mes camarades de classe. Pour faire taire cette différence, j’ai cédé à la tyrannie du défrisage, dénaturant ma structure et brisant le lien de mes racines. Mes cheveux étaient abimés, et mon identité avec eux.
Le déclic: Devenir mère pour devenir soi
C’est à la naissance de ma première fille Chemsi, que tout a basculé. En la regardant, j’ai compris que je ne pouvais pas lui enseigner l’amour de soi et l’authenticité si je n’étais pas capable de me l’appliquer. Comment lui apprendre à s’apprécier telle qu’elle est si je portais moi même une texture qui n’étais pas la mienne?
J’étais alors en plein questionnement: qui étais je vraiment dans ce monde où je me sentais sous représentée? Je ne pouvais plus continuer à me cacher derrière des artifices. Pour assumer mon entièreté, j’ai pris une décision radicale: le Big Chop.
Mon retour au naturel et le passage aux locks
En me rasant la tête, j’ai dit adieu aux cheveux défrisés et extensions pour retrouver ma vraie nature , sans fard. Ce geste n’était pas seulement capillaire, il était libérateur. Je suis restée les cheveux rasés pendant plus d’une dizaine d’années, savourant cette simplicité et cette vérité retrouvée.
Puis, l’envie est venue de voir comment ma « couronne » allait évoluer en laissant pousser au naturel. Ce cheminement m’a conduite, il y a deux ans, à choisir les locks. Un retour aux sources ultime, une coiffure ancestrale qui symbolise aujourd’hui ma force et mon ancrage.
La démarche Chemlya
C’est pour répondre à ce besoin de se réapproprier ses cheveux que j’ai créé Chemlya. Mon objectif est de simplifier votre quotidien avec des soins naturels, minimalistes et efficaces, inspirés d’ingrédients et de méthodes traditionnels que j’ai pu observer lors de mes voyages en Afrique. Je souhaite vous aider à prendre soin de vos cheveux avec fierté et à retrouver une routine qui vous correspond vraiment.